Chapelles romanes (1)
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CAVILLARGUES
La Chapelle Notre-Dame du Saint-Sépulcre conserve une partie de la chapelle romane primitive. De ce premier édifice subsiste encore l’abside en cul-de-four éclairée par une petite fenêtre à ébrasement, ainsi qu’un tronçon de la première travée datant du XIIe siècle. Cette partie de l’édifice est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1981.
C’est à partir de 1854, sous l’impulsion du Curé de l’époque, que d’importants travaux de restructuration et d’agrandissement ont été apportés à la chapelle. Ainsi, la nef a été rallongée et deux chapelles latérales ajoutées dédiées à l’Immaculée Conception et à Notre-Dame de la Salette.
Un cadran solaire daté de 1689 est fixé sur le pilier sud. Dans le jardin, une petite pile circulaire appelée « la tour du bosquet » porte la date de 1859.
GAUJAC
La Chapelle Saint-Vincent du XIe-XIIe fut installée au cœur des ruines gallo-romaines de l'oppidum et du petit village médiéval (XIème-XIIIème siècle).
Cette église est de plan cruciforme et présente deux absidioles qui encadrent l’abside centrale. L’intérieur était orné de pilastres décorés de chapiteaux à palmettes appartenant à l’art roman primitif du XIème siècle. Nous savons qu’elle était déjà en ruines au XVIIIème siècle.
La Chapelle Saint-Saturnin (XIe-XIIe) est un petit monument qui présente un plan typique des chapelles romanes de la région avec une nef unique assez étroite rythmée par deux travées séparées par un arc doubleau. La voûte est construite de manière classique en berceau et confortée à l’extérieur par trois contreforts de chaque côté. |
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Une porte permet d’accéder dans la première travée par le Midi. La nef est éclairée par une seule petite baie, tandis que deux autres, dont une en forme de croix sont percées dans l’abside. Cette dernière est voûtée comme toujours à cette époque en cul-de-four. La décoration intérieure est très fruste et se résume à quelques impostes.
La Chapelle Saint-Jean-de-Rozilhan (XIe-XIIe) a probablement été plusieurs fois remaniée au cours de son histoire, comme en témoignent notamment différents types d’appareillage. Aujourd’hui la nef unique est allongée (11 m). Le chœur est un peu plus étroit et est séparé de l’abside par un arc doubleau retombant sur des colonnettes. La porte unique en plein cintre est percée dans l’axe du monument. Deux petites baies ébrasées (une dans l’abside, l’autre dans le mur sud de la nef) éclairent faiblement l’intérieur du monument. Notons la présence de quatre contreforts le long du mur extérieur nord de la nef. La décoration intérieure quant à elle est très sommaire avec un cordon qui souligne les murs latéraux du chœur et de l’abside et des chapiteaux à facettes.
SAINT-PAUL LES FONTS
La Chapelle Saint-André de Sévanes est datable du XIIème siècle et se trouve au lieudit "Carto".
Cet édifice fut bâti au XIIe ou au début du XIIIe par les moines bénédictins de Cluny, sur l’emplacement probable de l’édifice carolingien attesté en 946. Il est à noter le splendide cintre de la porte, figurant le soleil, surmonté d’une archivolte, et le décor des baies sud ainsi que les modillons couronnant l’abside.
A l’intérieur, nous trouvons présence de fines colonnettes à chapiteau corinthien et d’un décor sculpté d’influence romaine. La chapelle a été restaurée au XVIIe ou au XVIIIe, puis au XIXe et enfin en 2004. |
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Chapelles romanes (2)
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TRESQUES
La Chapelle Saint-Martin-de-Jussan, probablement édifiée dès le XIème siècle, est une des plus belles et des mieux conservées de la région.
Elle occupe une position dominante dans un cadre préservé où pousse l’olivier. Entourée sûrement dès l’origine d’un cimetière, elle restera longtemps l’église paroissiale (probablement jusqu'au XIVe ?).
On venait s’y recueillir jusqu’au milieu du XXe afin de guérir notamment les jeunes enfants atteints de la teigne. Ainsi, les mères abandonnaient en ces lieux les vêtements souillés de leurs enfants et s’en allaient sans se retourner.
Une observation attentive de l’appareil des murs laisse apparaître plusieurs remaniements et restaurations au cours des siècles.
La famille des Vogüé fit construire en 1839 son tombeau familial dans le sol de la chapelle qu’ils cédèrent à la commune de Tresques en 1976.
La chapelle fut classée à l’inventaire des Monuments Historiques en 1982 puis restaurée avec soin en 1990. Aujourd’hui, elle fait l’objet de toutes les attentions et occupe une place à part dans le patrimoine local.
La partie la plus ancienne de la chapelle comprend l’abside semi-circulaire ainsi que la travée adjacente. Cette abside en cul-de-four présente à l’extérieur un décor de bandes lombardes caractéristique du XIe siècle. siècle). Le clocheton carré qui surplombe l’ensemble est décoré d’une frise en dents d’engrenage parfaitement datable du XIe siècle.
La nef est rythmée par deux travées (la seconde étant du XIIe siècle) séparées par un arc doubleau. Les décors sculptés qui soulignent la voûte en plein cintre représentent des feuillages, des animaux et des fleurs inspirés de l’Antiquité.
La porte d’accès située au sud de la chapelle présente une archivolte au décor exceptionnel. Elle est formée de quatorze claveaux sculptés qui figurent à la fois des végétaux, des animaux et des personnages. Ce portail exceptionnel est datable du deuxième art roman (XIIe
La Chapelle Saint-Madeleine-des-Pêcheurs est probablement de fondation bénédictine (XIe siècle). Elle est aujourd’hui en grande partie ruinée avec des murs arasés à environ deux mètres de hauteur.
Abandonnée dès le XVIe siècle, elle servait de grange à la fin du XIXe siècle. Elle se caractérise par la présence exceptionnelle d’une crypte située à cheval sous l'abside et la première travée.
C’est de là que s’enfonce l’escalier permettant d’accéder sous la voûte surbaissée. Cette crypte ne reçoit qu’une faible lumière s’infiltrant par deux petites fenêtres ébrasées. Un autel en calcaire de style pré-roman ou peut-être même paléochrétien y a été découvert, aujourd’hui conservé dans la chapelle Saint-Martin-de-Jussan à Tresques.
La nef unique est rythmée par deux travées et six contreforts extérieurs.
Cette chapelle fait actuellement l’objet par la commune de Tresques d’un programme de conservation. |
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La chapelle de Saint-Pierre-de-Castres est située en bordure occidentale du plateau de Lacau, imposante masse rocheuse dominant la région bagnolaise à une altitude moyenne de 300 mètres. Elle est implantée au cœur d’une ancienne petite agglomération fortifiée (oppidum Saint-Pierre-de-Castres) occupée à l’époque gauloise et à la fin de l’antiquité romaine. Cet édifice religieux fut construit au XIe ou XIIe siècle probablement par les moines bénédictins de Pont-Saint-Esprit qui défrichèrent, assainirent et mirent en culture les terres environnantes. La chapelle restera la propriété de cette communauté religieuse semble t-il jusqu’au XVIème siècle et sera le lieu de pélerinages jusqu’à la fin du XIXème siècle. Elle appartient aujourd’hui à un propriétaire privé.
D’importants travaux de restauration offrent aujourd’hui une des rares chapelles romanes complète de la région.
Le plan présente une nef unique à deux travées et voûtée en berceau brisé avec un petit transept aux bras très raccourcis et une abside en cul-de-four éclairée par une baie cruciforme.
Les murs sont appareillés à l’aide de moellons de petites et moyennes dimensions assez réguliers. Les portes, au nombre de deux, s’ouvrent sur la nef. Le portail principal sud présente une archivolte décorée de dents d’engrenage.
Les baies typiquement romanes sont en forme de meurtrières et à ébrasement interne pour faciliter l’éclairage de l’édifice. Notons également la présence d’un œil-de-bœuf (ou oculus) qui perce le mur sud du transept.
Le clocher présentait à l’origine un couronnement de forme pyramidale aujourd’hui disparu. Il est ajouré de larges baies avec arcs en plein cintre. Sur deux faces, se trouvent deux colonnettes aux chapiteaux sculptés.
La couverture est faite de lits de lauzes calcaires reposant sur une épaisse couche de terre. La décoration intérieure reste modeste ; seules trois impostes sur douze présentent des motifs sculptés (trèfles gravés et moulures en relief). Il est à noter également la présence à proximité de la chapelle des vestiges possibles d’un prieuré ayant abrité les moines.
Pour en savoir plus :
Labande L.-H. (1902) – Etudes d’histoire et d’archéologie romane. Provence et Bas-Languedoc, I. Région de Bagnols-sur-Cèze, dans Mémoires de l’Académie du Vaucluse, 2, 1902, p. 1-183.
Leclaire A. et M. (1989) – La chapelle de Saint-Pierre-de-Castres, éd. des Amis de Saint-Pierre-de-Castres, 43 p.
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 Eglises
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CAVILLARGUES
L’église paroissiale du début du XVIIe devenant trop petite et surtout très délabrée, il fut décidé par délibération du 7 août 1861 de démolir et de construire une nouvelle église. Les peintures figurant à l’intérieur furent réexécutées en 1932 puis restaurées totalement en 1992.
CONNAUX
L’église de style romano-byzantin datant du XIIIe renferme quelques vestiges romans. La nef est formée de quatre petites travées en berceau brisé, flanquée de deux bas-côtés. Un vitrail représente l’Assomption de la Vierge et éclaire l’abside semi-circulaire. Les absidioles sont en cul-de-four.
LE PIN
L’église a conservé l’abside en cul-de-four de style roman datant du XIe avec présence d’une frise en engrenage au-dessous de la corniche. Cette partie de l’édifice a été sauvée de la démolition lors de la construction de l’église néo-romane en 1865 par le fait qu’elle supportait la tour de l’horloge depuis 1842. Cette église primitive portait le nom de Sainte-Marie du Pin. Le bâtiment a été restauré en 1993. Pour le visiter, s’adresser à la mairie.
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SAINT PAUL LES FONTS
L’église paroissiale sur la place du village fut peut-être fondée au XIIe. Au XVIe, Saint-Paul devint l’annexe du prieuré de Connaux dépendant du diocèze d’Uzès.
SAINT PONS LA CALM
L’église actuelle a été construite en 1866 sur le tracé de la vieille église qui datait du XIIe. Les vitraux datent de 1866. A l’extérieur, les cippes de l’époque gallo-romaine ont été retrouvés dans la paroi du chœur de l’ancienne église.
Une curiosité figure sur la façade principale... (étudiez la photo)
TRESQUES
L’église Notre-Dame est située au cœur du village. Elle est en forme de croix latine. Elle était probablement à l’origine la chapelle oratoire du château médiéval qui a été détruit lors des Guerres de Religions.
En 1385, l’église est agrandie et surmontée d’une tour carrée. En 1545, une seconde nef est construite et en 1892, elle est entièrement rebâtie à l’exception de la partie Est d’origine.
Le carré du transept est surmonté d’une coupole octogonale typique de l’art roman provençal, tout comme les sculptures des impostes représentant des rinceaux de végétaux, des feuilles d’acanthe et des dragons. |
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Croix et calvaires
|  | GAUJAC
Une croix monumentale du Jubilé construite en 1881 sur la place de la Mairie. Le socle est mouluré à emmanchement de plan carré supportant une croix avec Christ en fonte de fer.
Un calvaire se trouve sur la Place de la Liberté.
SAINT PONS LA CALM
Treize croix et calvaires ont été repéré sur la commune dont la plus ancienne date de 1828.
TRESQUES
Vingt-sept croix et calvaires datant du XVIIème au XXème siècle ont été répertorié. Deux d’entre-elles ont déjà fait l’objet d’une restauration. L’oratoire Saint-Roch a été construit au XXème siècle. Ce Saint régional est voué à un culte depuis le XVIIIème siècle.
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