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L'oppidum Saint-Pierre-de-Castres est une agglomération antique fortifiée installée à l’extrémité ouest de l’imposant plateau calcaire de Lacau et qui appartient à la civilisation dite « des oppida » qui se développa au cours de l’Age du Fer dans le Midi de la Gaule. De nombreuses prospections de surfaces complétées par une série de sondages archéologiques permettent une approche chronologique du site. Au cours du Premier Age du Fer (VIe-Ve- s. av. J.-C.), un premier village occupant une superficie d’environ huit hectares se met en place, défendu à la fois par des falaises abruptes et un rempart de gros blocs calcaires s’étirant sur plus de 350 mètres. Le mobilier archéologique recueilli (vases de tradition grecque) indique dès l’origine des contacts commerciaux avec le monde méditerranéen via Marseille. Les restes probables d’un habitat en pierres sèches ont aussi été dégagés.
Après semble-t-il une très longue période d’abandon couvrant presque 1000 ans, le site fut réoccupé au cours de l’Antiquité tardive (IVe-VIe s. ap. J.-C.) dans des proportions qu’il est aujourd’hui difficile d’apprécier. Il s’agit vraisemblablement d’un nouvel habitat servant alors principalement de refuge temporaire aux populations locales. Au Moyen-Age (XIe-XIIe), une chapelle fut construite (Saint-Pierre-de-Castres) à l’emplacement même du village gaulois primitif, associé à un grand bâtiment ayant pu abriter les moines bénédictins. Aujourd’hui, ce site implanté en grande partie sur du domaine privé fait l’objet d’une attention toute particulière et offre un panorama saisissant sur la région.
Pour en savoir plus :
Provost M. et alii(1999) - Carte archéologique de la Gaule, Gard, T2 et T3, Maison des Sciences de l’homme, Paris. Charmasson J. (1993) – L’oppidum de Gaujac (Gard). Guide historique et archéologique, 3e éd., Bagnols-sur-Cèze (Rhodanie, hors série n° 7), 56 p. Leclaire A. (1994) – L’oppidum de Saint-Pierre-de-Castres : les niveaux archéologiques du plateau, dans Rhodanie, 51, p. 47-56. |